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Le Père Marie-Antoine, Capucin Le « Saint de Toulouse »
APMA Association pour la mémoire du Père Marie-Antoine de Lavaur, Capucin, « Le saint de Toulouse » (1825-1907) www.marieantoine.com
L'exposition qui s'est tenue dans la salle Louis Borel du 14 au 26 novembre nous a permis de découvrir la belle figure d'un religieux, le père Marie-Antoine (1825-1907) dont le rayonnement spirituel fut exceptionnel et que les gens appelaient « le Saint de Toulouse ».
Né dans la même commune du Tarn que Mgr Pontier, (Lavaur), il était prêtre du diocèse d'Albi quand il décida d'entrer chez les capucins. Il fit son noviciat à Marseille en 1855, et y resta ensuite en multipliant les prédications.
Avant de quitter Marseille pour Toulouse, il monta à Notre-Dame de La Garde. Après avoir prié, il contempla ce que l'on voit de là-haut: « Je regardais la mer et c'est tout l'Orient, la Palestine de mon Jésus que je devinais (les pèlerins de Terre Sainte embarquaient à Marseille)… J'ai regardé aussi Marseille où je laisse tant de cœurs amis… Y reviendrai-je? Le Seigneur seul le sait ».
En fait, il y reviendra plusieurs fois, en particulier en 1890 pour prêcher le mois de Marie à la paroisse de la Trinité (La Palud). C'est alors qu'il dira: « Marseille, ville privilégiée, ville où la foi, l'espérance et la charité ont établi leur trône. La foi, par les amis de Jésus, Lazare, Marthe et Marie Madeleine, qui lui en ont apporté le trésor. L'espérance, par Notre-Dame de La Garde qui en est sa gardienne. La charité, par le Sacré-Cœur à qui Marseille a été consacrée par son saint évêque Mgr de Belsunce. Marseille, ville chère où j'ai reçu tant de grâces et de consolations, à qui j'ai prodigué les prémices de mon apostolat. Ville éminemment catholique! »
Extrait du Bulletin n° 22 de l'association Janvier 2008 Page 7
Grottes des Espélugues à LOURDES
(extrait de notre Bulletin
N° 24 de 2010)
Leur inauguration très
festive, a eu lieu le 21 Août 1887. Jamais fête plus splendide. Il y avait des
pèlerins de tout l’univers, mais l’honneur de porter les reliques de la sainte
revient de droit aux Marseillais et Provençaux. Le grand vicaire de Marseille,
l’abbé Payan d’Augery, préside la cérémonie et bénit, dans la grotte, la statue
de Sainte Marie-Madeleine. Le Père Antoine doit faire l’homélie….

Et voici ce qu’écrit le Père
Antoine de la grande grotte : « …cette grotte de Notre Dame des Douleurs est le
complément logique et providentiel de la Grotte de l’Apparition. C’est toute la
montagne qui est sanctifiée, à laquelle sont adossés les sanctuaires, dont le
pied baigne dans le Gave, et qui porte la Grotte de l’Apparition. Elle, la
montagne de Marie, de toute éternité façonnée, préparée par Dieu pour Sa grande
œuvre. En bas, il a mis sa première grotte, où Marie, les mains jointes,
enseigne à prier. Ici, à mi-hauteur de la montagne, il a établi deux grandes
grottes, l’une où Notre Dame des Douleurs va nous enseigner à pleurer nos péchés
et l’autre où Marie-Madeleine, la grande pénitente, va nous enseigner à faire
pénitence. Et puis, en haut, nous attendent les sommets lumineux du Thabor, de
la transfiguration et du triomphe. Après la prière et la pénitence, le triomphe
est assuré.
(d’après J. Baylé : « Le
Saint de Toulouse s’en est allé, p.441 et ss).

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