Pèlerinage de Provence à la Sainte Baume pour la Pentecôte 2022

« Les mesures sanitaires liées au Covid sont maintenant derrière nous, et le Pèlerinage de Provence à la Sainte Baume pour Pentecôte a repris comme avant.

MARCHE DE PENTECÔTE 2022

Comme chaque année, l’Association de Soutien à la Tradition des Saints de Provence a organisé deux marches ce dimanche de Pentecôte. L’une d’entre elle partait de la basilique de
saint Maximin pour se rendre à l’hôtellerie de la sainte Baume. Dirigé par Jean-François Bart,cette marche d’environs 22 kilomètres s’est déroulée en deux temps et fut animée par un frère
dominicain. Grâce a une affiche vu dans une église, des jeunes des Compagnons du Devoir et du Tour de France (voir texte expliquant qui ils sont suite a leur présentation après le pic nique de midi) ont participé à cette marche.
Le premier temps a été le matin sous la grisaille ou on a fait la grosse montée avec deux poses : une auprès du pilon a seulement quelques kilomètres de saint Maximin et une à Rougiers après avoir fait une partie de la grosse montée. Comme l’a fait remarquer le frère
dominicain, on fait le chemin inverse de la vie de sainte Marie Madeleine puisqu’on est parti de son tombeau dans la basilique de saint Maximin pour aboutir au pied de la grotte ou elle a
vécu 30 ans de sa vie terrestre. Un monsieur de 80 ans a fait cette marche ainsi que des Compagnons du Devoir et du Tour de France. Les jeunes sont arrivés vers 12 h 30 au lieu du pic nique tiré des sacs et les autres se sont échelonnés jusqu’à 13 h 30. Après le pic nique, les jeunes compagnons se sont présentés et ont accepté qu’on fasse des photos d’eux et de leur groupe.
Etant donné que ces jeunes marchaient plus vite que l’ensemble du groupe, ils sont repartis sans nous. En effet, il leur fallait 2 h pour se rendre à l’hôtellerie de la sainte Baume alors que pour le reste du groupe il fallait compter 3 h minimum.
L’après midi, sous le soleil et 35 degrés environs, le groupe est reparti en faisant une seule halte. Les premiers sont arrivés vers 17 h 10 à l’hôtellerie et les autres suffisamment a temps pour assister à la messe du dimanche de Pentecôte avec les personnes qui logeaient à
l’hôtellerie.
Comme toujours, cette marche fut un temps fort de partage, de prières et d’échange fraternelle dans la joie de faire un peu du chemin que sainte Marie Madeleine a effectué en son temps. Merci Seigneur, Vierge Marie et sainte Marie Madeleine pour tous ces beaux paysages rencontrés tout au long de cette marche agrémentés l’après midi par l’odeur du thym et de quelques rares fleurs malgré la sécheresse du sol puisqu’il y a eu très peu de pluie.
Si Dieu le désire, nous nous donnons rendez vous l’an prochain pour cette marche.

En attendant, restons unis dans la prière auprès de nos saints de Provence pour notre monde et notre Eglise qui en on tant besoin. Que le Seigneur nous garde et nous bénisse. Que Notre
Dame et nos anges gardiens nous protègent et nous donnent ce dont nous avons besoin pour faire la Volonté de Dieu en y mettant chaque jour le plus d’amour possible, accepter cette Volonté et y persévérer dans notre quotidien puisque Dieu nous parle par ce qui nous arrive dans notre quotidien. N’oublions pas aussi saint Michel Archange pour qu’il nous aide à résister aux esprits malins qui errent dans le monde en vue de perdre les âmes.
Demandons à sainte Marie Madeleine la grâce de savoir adorer le Christ dans son Mystère Eucharistique tout en évangélisant d’abord par la vie que nous menons et s’il le faut par nos paroles.

 Le groupe de marcheur au départ du Prieuré de saint Jean de Garguier, situé sur la commune de Gémenos, diocèse de Marseille, était plus restreint cette année : 3 au départ du Prieuré et quatre à partir du col de l’Espigoulier.

Il faut dire que c’était l’année de reprise après les contraintes sanitaires de ces deux dernières années qui nous avaient interdits toute marche. De plus les jeunes volontaires dominicains conduits par un frère n’étaient pas au rendez-vous. Ils ont dû passer par ailleurs.

Cependant nous avons eu notre prière d’envoi animée par le père Martin TRAN, curé de Gémenos et de Cuges à 8h,45 comme prévu. Nos marcheurs se sont élancés le long du vallon de Saint Clair à 9 H et ont franchi gaillardement les 300 mètres de dénivelé qui les séparaient du col de l’Espigouliers en moins de trois heures ! Bernard, comme à son habitude, les attendait au col à 11h,45 avec de l’eau fraiche toujours bien appréciée. Après cette deuxième halte bien méritée, la première étant celle de la bergerie de Tuny, une demie heure avant le col de l’Espigoulier, nos marcheurs au nombre de quatre, ont traversé la route départementale montant de Gémenos, pour se diriger vers le col de Crau. A 20 minutes de là ils ont trouvé une petite pinède bien agréable pour piqueniquer et refaire leurs forces.

En marche digestive, ils ont gravi les quelques 150 mètres de dénivelé qui les séparaient du col de Crau. De là ils ont rejoint à la même altitude environ 850 m, le col de Bertagne, d’où ils ont pu admirer la vue sur la plaine de Gémenos et d’Aubagne.

La seconde partie de la marche est tout en descente douce sur l’Hôtellerie en suivant la face Nord de la chaîne, à l’ombre, ce qui est très appréciable après la suée de la montée jusqu’au col de Crau.

L’arrivée se fait depuis la ferme de Giniez en suivant l’orée de la forêt ce qui est très agréable. Ils sont arrivés vers 17 Heures assoiffés cependant et ont tous apprécié les boissons servies à la terrasse de la brasserie- snack de l’Hôtellerie.

La Messe suivait à 18 Heures dans la chapelle du lieu. »

Nous espérons un groupe de marcheurs plus fourni pour l’an prochain.

BP.

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France


En 2022, pour la marche du jour de Pentecôte, de la basilique de saint Maximin à l’hôtellerie de la sainte Baume (environs 22 kilomètres), il y avait des Compagnons de Devoir. Grâce à
une affiche vue dans une église, ces jeunes compagnons ont voulu venir marcher avec les dominicains et l’Association de Soutien à la Tradition des Saints de Provence. Après le pique-nique, ces
compagnons se sont présentés. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Quel est leur objectif et leurs façons de vivre ? Nous allons essayer de vous expliquer qu’est ce qu’un jeune Compagnon du Devoir et du Tour
de France ?

Les compagnons du Devoir, basé à Cagnes sur Mer, proposent de suivre une formation
en alternance à l’un de leurs 30 métiers (comme tailleur de pierre, paysagiste, pâtissier, ébéniste…)
afin d’acquérir un véritable savoir faire. Le rythme habituel de l’alternance est de 6 semaines enentreprise et de 2 semaines en centre de formation. Ils doivent effectuer un Tour de France. Ils sont
logés dans une maison des Compagnons, ce qui permet de vivre en communauté avec d’autres jeunes,
de partager ses expériences et surtout de développer un réseau amical et professionnel. Il faut aussi passer une année à l’étranger pendant le Tour de France pour confronter ses savoir-faire avec des
professionnels étrangers, se familiariser avec une langue et découvrir la culture d’un pays tout en en
voyageant vers plus de 50 destinations dans le monde. Les jeunes sont accompagnés par les compagnons au départ et pendant leur séjour à l’étranger.

L’éthique compagnonnique repose sur la formule suivante : « ni se servir, ni s’asservir mais servir ». Pour les compagnons du devoir, le métier ne se limite pas a un savoir faire : c’est une culture, un savoir être. Un métier, c’est une histoire, des hommes, un langage, des écrits, des ouvrages laissés par les anciens.

Après huit siècles d’existence, le compagnonnage demeure une référence pour l’excellence de ses formations et de la transmission des savoirs. En novembre 2010, le compagnonnage a été reconnu au patrimoine culturel de l’Unesco en tant que « réseau de transmission des savoirs et des identités par le métiers ».

REGLE DE VIE DES COMPAGNONS

La REGLE est le fruit de l’expérience des Compagnons et l’expression de leur idéal : permettre à
chacun et à chacune de s’accomplir dans et par son métier, dans un esprit d’ouverture et de partage.
Depuis toujours, les Compagnons du Devoir s’appuient sur la communauté et le voyage pour y parvenir. La communauté s’entend au sens large et comprend les itinérants au sein d’une maison
comme les pays et coteries de tous lieux et de toutes générations, unis dans un projet associatif. De même, le voyage inclut les expériences réalisées au sein des maisons comme celles vécues en dehors des structures ou des frontières.
En acceptant l’idée de cette Règle, chacun et chacune bénéficie des mêmes droits, notamment ceux de l’accés à la formation et à l’accompagnement, mais aussi des mêmes devoirs, comme celui de se perfectionner assidûment dans son métier et dans son comportement, dans le respect des conduites à tenir décidées ensemble.
En adhérant à cette Règle, chacun et chacune reçoit la confiance des Compagnons et, une fois Aspirant, est invité à se mettre en route sur un chemin de vie et à s’inspirer des jalons suivants. A travailler les éléments pour assurer son quotidien et, malgré les difficultés, se perfectionner sans cesse pour devenir avec patience de plus en plus capable en son métier. Mais également apprendre à ne pas
gaspiller les ressources afin que d’autres, ailleurs et demain, puissent en vivre. Les Compagnons du Devoir se sont engagés à agir dans le respect de l’environnement.

Favoriser la qualité des rapports humains et s’efforcer en toutes circonstances de rechercher d’abord l’harmonie entre les Hommes. Sans oublier que le respect des autres commence par le respect de soi-même, il appartient à chacun et à chacune de s’imposer assez de discipline pour ne pas succomber à toutes sortes de déviances et de tout mettre en œuvre pour avoir un comportement digne.
Progresser sans cesse dans son métier et l’exercer avec honnêteté. À l’entreprise comme en cours ou en stage, l’apprenti, le stagiaire, l’Aspirant et le Compagnon s’appliquent à donner le meilleur d’eux-
mêmes. Ils s’engagent à aller au plus loin de leurs possibilités en suivant, chacun à leur rythme, le parcours de formation que propose le Tour de France, d’Europe ou du monde.
RÊVER de faire de sa vie quelque chose en complétant sa maîtrise de la technique par d’autres richesses humaines comme la culture, l’art, la spiritualité… Les pays et coteries sont invités, à semer du beau avec leurs mains mais aussi avec leur cœur et leur esprit, notamment en transmettant avec générosité leur enthousiasme et leurs compétences aux plus jeunes.
DÉPASSER ses propres intérêts et, en Homme libre, se mettre au service des autres. Cela nécessite un travail quotidien sur soi-même, tant pour en acquérir patiemment les aptitudes que pour apprendre às’effacer. Les Compagnons du Devoir expriment cette attitude courageuse au travers de leur devise : « ni s’asservir, ni se servir, mais servir. »
PARTICIPER activement à la vie de la commune quelle qu’elle soit, et être attentif à ce que chacun etchacune y trouvent non pas une place, mais sa place, dans la Maison des Compagnons comme dans la vie. C’est toute la force de la fraternité que de savoir accueillir et respecter l’autre tel qu’il est et departager ensemble le pain et le savoir. C’est toute cette force que les générations se transmettent en
compagnonnage.
EN DEVENANT Aspirant, chaque pays se met en route pour découvrir son métier, les autres, le monde et lui-même. En restant à ses choix, l’itinérant profitera alors des différents jalons posés par les
Anciens et chaque Aspirant, selon ses possibilités et ses projets, se construira peu à peu en Compagnon capable, digne, libre et généreux. Plus tard, il aura à cœur de s’épanouir encore plus
complètement en posant lui-même ses propres jalons et à son tour, en aidant chacun et chacune à s’accomplir : dans et par son métier, dans un esprit d’ouverture et de partage. Sincère dans son
témoignage, bienveillant envers les plus jeunes et humble dans ses actions, le Compagnon participe alors, avec l’ensemble des acteurs de l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de
France, à la transmission des valeurs de ce mouvement dont il est dépositaire.
Le message de cette Règle appartiendra à celles et ceux qui feront l’effort de se mettre en route sur ce chemin d’exigences que proposent les Compagnons du Devoir et de le découvrir tout au long de leur voyage.

Le journal la Provence dans son « édition d’Aubagne-la Ciotat » reflète bien l’ambiance de cette journée apothéose.

« Cette Messe solennelle du Pèlerinage de Provence à la Sainte Baume après ces deux ans d’interdiction de la célébrer en plein air pour des raisons sanitaires, était véritablement une messe de reprise après Covid. L’assistance pouvait être évaluée entre 500 à 600 pèlerins. Mais nous avons eu droit de 10 Heures à 110h,30 à la louange animée à la guitare par un groupe toulonnais « shalom ». La foule des pèlerins reprenait en chœur les refrains en agitant nos drapeaux de louange ce qui faisait très animé et très gai (cf. photo).

A 10 H,30 la Messe solennelle était présidée par Mgr REY, évêque de Toulon, qui nous a fait une belle homélie sur Marie-Madeleine. Tous les célébrants dominicains et prêtres voisins étaient sur l’estrade, bien en vue du public. La messe fut animée alternativement par trois groupes : les sonneurs de trompes Maures Estérel, le groupe folklorique Lou Raioulet de Six fours qui nous a même chanté le Notre Père en provençal, une première, et le chœur des dominicains.

A l’issue de la messe notre nouvelle Présidente, Martine RACINE a tenu à se présenter et à présenter notre Association de Soutien à la Tradition des Saints de Provence qui organise en liaison avec les dominicains de la Sainte Baume ce Pèlerinage de Provence depuis 36 ans. Elle a laissé la parole à Martine GUILOT, notre adhérente, mais aussi secrétaire de la nouvelle « Association des chemins des Saintes et Saints de Provence » qui vient d’inaugurer avec nous le premier tronçon de l’itinéraire pédestre des Saintes Maries de la Mer jusqu’à Marseille en attendant l’inauguration du deuxième de Marseille à Saint Maximin en passant par la Sainte Baume l’an prochain.

M. Muselier, présent en a profité pour rajouter son petit mot de satisfaction d’avoir initier la réouverture de la Grotte fermée administrativement pour cause de chute de pierres en 2021 et pour signaler à nouveau l’itinéraire pédestre qui lui tient à cœur, « sur les Pas de Marie-Madeleine ».

Après un apéritif offert par les Dominicains, chacun est allé se restaurer soit à la salle de restauration de l’Hôtellerie soit avec son pique-nique tiré du sac à l’orée de la forêt.

Vers 14 Heures dans la salle Lagrange le frère Didier VERNAY donnait sa conférence en partant des sculptures de la chaire de la basilique de Saint Maximin sur Marie-Madeleine pour monter qu’elle a été la première à bénéficier de la Miséricorde du Seigneur. Malheureusement le projecteur n’a pas suivi et c’est sans ce support, oralement, que le frère nous a donné sa conférence que vous trouverez ici.

Vers 15h, 15/30 la procession des reliques s’élançait, bannières au vent  (bannière de l’Hôtellerie, des Saints de Provence et de la confrérie Marie-Madeleine de Beaucaire) entourant le reliquaire vers la grotte à travers la forêt. Elle se clôturait par les vêpres dans la grotte. Chacun redescendant après cette journée bien remplie avec le désir de revenir l’an prochain en y amenant des amis.

Nous tenons ici à remercier Marie-Madeleine pour le beau temps qu’elle nous a procuré et pour sa facilitation dans nos soucis matériels d’organisation qu’elle nous a résolu, in extrémis, sans tambour ni trompette. Nous souhaitons que l’an prochain l’assistance soit le double ou le triple, car il y a la place. Le déplacement vaut largement le coup. »

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