Le bras de saint Lazare

Pour des raisons de sécurité, cette châsse n’était exposée que dans les grandes occasions. Maintenant, grâce à des mesures de sécurité et à la générosité de l’Ordre des Chevaliers de Saint-Lazare de Jérusalem, le reliquaire est présenté à la dévotion des fidèles dans la chapelle de lacathédrale de la Major, dédiée à saint Lazare. L’ostension solennelle des reliques a eu lieu le 16 novembre 2008 Extrait de l’Encyclopédie Théologique de Jacques-Paul Migne Tome 55, LAZ,  page 753 En 1856, l’évêque d’Autun publia un mandement dans lequel il faisait appel à ses diocésains à l’effet de procurer, par les dons des fidèles, un reliquaire nouveau, destiné à renfermer les ossements du patron du diocèse : « déclarant solennellement que ces ossements appartiennent réellement au corps de saint Lazare, frère de Marthe et de Marie, que Jésus-Christ tira du tombeau par l’effet de sa toute-puissance divine…. » . L’appel du prélat fut entendu, et le 7 septembre 1856 et les jours suivants, la translation des reliques de saint Lazare dans la nouvelle châsse se fit avec la plus grande solennité. Quelques années après, l’Eglise de Marseille eut aussi sa solennité en l’honneur de saint Lazare. Mgr l’évêque de cette ville, ayant fait une visite au tombeau du saint, visite qu’il a décrite dans un mandement rempli de piété et d’émotion, saisit cette occasion pour exprimer à Mgr l’évêque d’Autun et au chapitre de sa cathédrale, le désir qu’il avait d’obtenir une portion insigne du corps de saint Lazare. Cette demande fut accueillie, et une délibération capitulaire prise à l’unanimité et approuvée par Mgr d’Autun, concéda un des bras du saint à l’Eglise de Marseille. La cérémonie de la translation eut lieu le 6 novembre 1859, avec tout l’éclat, toute la pompe que la religion sait donner à ses actes en pareilles circonstances. Mgr d’Autun vint lui-même apporter son précieux présent à l’Eglise de Marseille ; il fut accompagné d’une députation du chapitre d’Autun. On dressa un procès-verbal de cette translation solennelle, et la relique insigne fut placée dans une magnifique châsse….. Ajoutons en terminant que les fidèles de Marseille ont solennisé avec une grande joie cette restitution aussi généreuse qu’inattendue. Mgr l’évêque a pressé ses diocésains de ne pas manquer de tirer des fruits de cette bienheureuse possession de reliques si vénérables, c’est-à-dire d’être à jamais la gloire et la couronne du saint apôtre de leur pays ; « car, a dit le prélat, l’Evangile que saint Lazare a apporté dans nos contrées, n’a pas consisté seulement dans des paroles, mais il a eu en vos pères une vertu efficace dans le Saint-Esprit et dans une grande plénitude…. ».