
Festivités de la Saint Joseph
19 et 21 mars
La solennité de la saint Joseph une belle occasion de venir confier au Seigneur votre vie, vos familles, votre santé, votre travail, par l’intercession de Saint Joseph apparu ici à Cotignac pour nous laisser ce message d’espoir :
« Soulève ce rocher et tu boiras ! »Deux journées de festivités à vivre aux sanctuaires de la sainte famille à Cotignac.
Au programme, dans les 2 sanctuaires :
Jeudi 19 mars : Solennité de la saint Joseph
Au Bessillon :
10h30 Messe présidée par Monseigneur François Touvet
16h30 Vêp
res et Adoration
À Notre-Dame de Grâces :
14h15 Conférence de Mgr Touvet sur le thème « Saint-Joseph, maître de vie intérieure«
15h30 Procession-Chapelet
16h00 Vêpres solennelles
Samedi 21 mars :
Au Bessillon :
10h30 Messe présidée par Monseigneur Bernard Ginoux, évêque émérite de Montauban
16h30 Vêpres et Adoration
À Notre-Dame de Grâces :
14h15 Conférence de Mgr Ginoux sur le thème « Joseph, un homme simple«
15h30 Procession-Chapelet
16h00 Vêpres solennelles
Optez pour un déjeuner sur place :
Pour ces 2 journées festives, le sanctuaire Notre-Dame de Grâces vous propose de déjeuner sur place, au Foyer de la Sainte Famille ou sur les terrasses du sanctuaire.
Sur réservation avant le 12 mars (don suggéré de 15€ /pers.)
Menu traditionnel de la saint joseph :
Souipe aux épinards
Omelette aux pommes de terre et salade verte
Tarte aux fruits
Café et vin
Sur réservation avant le 12 mars > Remplir le forumlaire ci-dessous
ou par mail auprès du foyer : foyer@nd-de-graces.com
ou par téléphone à l’accueil du lundi au vendredi de 10h à 11h :
07 75 21 84 49 ».
Ces deux jours de la Saint Joseph à COTIGNAC sont pour nous le point de départ de notre sensibilisation sur le pèlerinage de Provence à la Sainte Baume les Dimanche 24 et Lundi 25 Mai 2026, jours de la Pentecôte.
FETES DE LA SAINT JOSEPH 2026
C’est par deux belles journées ensoleillées que nous avons célébré la fête de saint Joseph le jeudi 19 mars et le samedi 21 mars. Le matin au Bessillon pour la grand-messe et l’après-midi au Sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac à 3 km du Bessillon avec conférence de l’évêque.
Dès le mercredi 18 mars, Jean-Pierre ALZEAL, qui était pris par ailleurs le lendemain et était atteint d’un fort mal de gorge, a tenu à venir déposer au sanctuaire de ND de Grâces une « Boutique » minimum pour ces deux jours d’absence des 19 et 21 Mars. C’est donc moi, François, arrivé un jour avant, qui a tout réceptionné.
Le jeudi 19 mars, grande fête de saint Joseph, il y avait, avec moi, pour tracter en avant du lieu de la Messe au Bessillon Thierry et son dernier fils Thibault. Notre équipe varoise composée de Claude RIONDEL, Gillette PENVEN, Geneviève LESTEL, et Fabienne LANGLOIS a aidé à tenir notre stand au sanctuaire de ND de Grâces. Personnellement, je prenais les photos de la messe. Cette messe du 19 était présidée par l’évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, Mgr François Touvet.
Le Samedi 21 mars, Mgr Bernard Gignoux, Chapelain du sanctuaire de ND de Grâce de ROCHEFORT du GARD, présida cette journée commémorant la consécration du diocèse du Var à Saint Joseph. Nous lui avons demandé son homélie pour la publier, et avons bon espoir de l’obtenir.
Les frères de saint Jean, responsables du Sanctuaire de Notre-Dame de Grâces, estimaient à 900 pèlerins le matin du 19 mars au Bessillon et à 700 pèlerins le matin du 21 mars. Et je pense que le 19 Mars à ND de Grâces il y eu environ 500 pèlerins l’après-midi et 400 le 21 mars.
Par contre, le samedi 21 mars, j’étais seul à tout faire, photos de la Messe et diffusion du pèlerinage de Provence à la Sainte Baume pour Pentecôte (24 et 25 Mai) et tenue de notre mini stand. Je n’ai pu écouter les conférences des deux jours, car l’extérieur de la chapelle de ND de Grâces n’était pas sonorisé, et notre stand était à l’extérieur. J’ai fait de mon mieux. J’ai fait une toute petite recette comme le 19 et j’ai bien diffusé pour le Pèlerinage de Provence.
Nous tenons ici à remercier chaleureusement le directeur laïc du Sanctuaire, Patrick ROCHER, et le frère Vincent, Prieur et Recteur, qui nous autorisent chaque année à être présents par notre stand pour la diffusion du Pèlerinage de Provence à la Sainte Baume pour Pentecôte.
Comme toujours, la police et la municipalité de Cotignac ont bien organisé la matinée au Bessillon les 19 et 21 mars.
Il y a eu une nouveauté le 19 et le 21 mars au Bessillon. Un monsieur Italien a distribué gratuitement des chapelets avec un livret d’explications du chapelet traditionnel avec ses mystères Joyeux, douloureux, lumineux et glorieux ainsi que le chapelet de la Miséricorde divine et des médailles miraculeuses avec un feuillet explicatif. C’était gratuit. Il suffisait de faire bénir ces chapelets et médailles par un prêtre avant de s’en servir.
Pourquoi demander à un prêtre de bénir un chapelet ou la médaille miraculeuse avant de s’en servir ?
Lorsque tu demandes à un prêtre de bénir ton chapelet, tu exprimes ton désir d’être uni à Jésus et à Marie par la prière du Rosaire (un Rosaire = 4 chapelets). Et en bénissant ton chapelet, c’est toi aussi qu’il bénit. Il demande au Seigneur sa grâce pour que par la récitation du chapelet, tu deviennes saint et que les intentions de prières que tu exprimes soient réalisées si c’est dans la volonté de Dieu sur nous ou si Dieu le désire. A chaque dizaine du chapelet nous pouvons ajouter une intention tel que la paix dans notre monde, prier pour un ou plusieurs malades en les énumérant, prier pour le repos de l’âme d’un ou plusieurs défunts ou tout simplement pour rendre grâce (remercier) pour telle grâce reçue etc. Nous sommes avec le chapelet comme David qui tua le géant Goliath avec sa fronde, comme la récitation du chapelet qui permit la victoire navale (de la coalition chrétienne sous l’égide du pape Pie V contre les Ottomans) à Lépante le 7 octobre 1571 et ce 7 octobre deviendra la fête de Notre-Dame du Rosaire. Faire le tout avec le cœur, en y mettant un maximum d’amour.
C’est la première fois qu’au cours des deux messes de la solennité de saint Joseph il y a une distribution de chapelets et de médailles miraculeuse. Pourquoi ?
Je pense que c’est un clin d’œil de saint Joseph pour nous dire qu’en ces temps difficiles et troublés que nous vivons, nous devons avoir recours à notre Maman du ciel, la Très Sainte Vierge Marie, l’Immaculée Conception . L’inscription sur la Médaille Mmiraculeuse est facile à apprendre par cœur et devrait être récitée plusieurs fois par jour :« O Marie conçue sans pêché, priez pour nous qui avons recours à vous »
La Médaille Miraculeuse est un véritable catéchisme, à la portée de tous.
Remercions la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph que ces deux journées se soient passées pour le mieux et avec beau temps même s’il y avait une petite fraicheur. En effet en 1519, Marie apparut avec l’Enfant Jésus dans ses bras et, 100 ans plus tard saint Joseph apparu à trois kilomètres de là.
Si Dieu le veut, nous nous donnons rendez-vous l’an prochain. D’ici là,
A VOS CHAPELETS.
François LUGAN, notre adhérent photographe
Homélie de Mgr Bernard GINOUX prononcée pour la fête de Saint Joseph à COTIGNAC le 21 mars 2026
En ces lieux un évènement étonnant s’est produit le 7 juin 1660 et nous sommes là aujourd’hui pour en faire mémoire. Un berger, Gaspard Ricard, épuisé, mourant de soif, voit et entend un homme de belle stature l’inviter à soulever le rocher près duquel le pauvre berger est allongé. C’est manifestement au-dessus de ses forces. Or, l’homme inconnu, affirme : « je suis Joseph, enlève-le (le rocher) et tu boiras. Le jeune berger est sceptique mais celui qui s’est présenté insiste et le berger obéit. Le rocher est soulevé avec aisance et laisse apparaître une source d’eau fraîche qui désaltère avec bonheur notre jeune homme. Lorsqu’il regarde autour de lui il n’y a personne mais il est certain de cette rencontre miraculeuse et, très vite, cette certitude va être partagée par les habitants de Cotignac. La source est bien là et l’eau ne cessera plus de couler. Quant au rocher, huit hommes forts arrivent à peine à le déplacer. Saint Joseph est venu discrètement près du lieu où la Vierge Marie est déjà honorée sous le vocable de Notre-Dame de Grâces puisqu’elle est apparue ici même le 10 août 1519 à un bûcheron, Jean de la Baume, et lui a demandé d’aller trouver les Consuls de Cotignac pour que soit édifiée ici une chapelle où on viendra la prier. Terre bénie s’il en est qui rassemble Marie et Joseph et qui est devenu ainsi le sanctuaire de la Sainte Famille. Aujourd’hui nous sommes venus célébrer saint Joseph dont la seule apparition s’est manifestée ici selon ce que je viens de rappeler. Cette apparition est, certes, conforme à ce que les évangiles nous disent de Joseph. Il n’est pas bavard, aucune parole de sa part n’est transcrite par les auteurs évangéliques. En revanche il agit et il agit selon une disposition intérieure précise et constante.
Nous avons écouté la parole de Dieu et nous pouvons y revenir pour constater qu’elle évoque David (1ère lecture) Abraham (2ème lecture) et la Sainte Famille (évangile) : Jésus, Joseph et Marie. Le choix de la liturgie n’est pas fait par hasard ; il y a un lien et une raison de présenter ces personnages. A David le prophète Nathan prédit de la part du Seigneur un successeur dans sa lignée dont la royauté subsistera toujours et le Seigneur affirme « je serai pour lui un père et lui sera pour moi un fils ». Comment ne pas voir dans ces paroles l’annonce du Messie promis à Israël, de celui qui sera « fils de David » et qui sera le Sauveur du monde ? Mais la lettre de saint Paul aux Romains fait remonter à Abraham l’origine de cette descendance. Parce qu’Abraham a cru en la promesse de Dieu il est devenu « le père d’un grand nombre de nations ». Joseph s’inscrit dans cette lignée d’Abraham en passant par David pour arriver à Jésus dont il devient le père de la terre, le père adoptif. Joseph va faire entrer le fils de Dieu dans une identité humaine. Si Jésus peut être reconnu et interpellé comme « Fils de David » c’est Joseph qui lui a donné son statut. Joseph, en effet, est de la descendance de David, de lignée royale : quand l’ange lui annonce sa mission il le nomme « Joseph, fils de David » et il lui confie la paternité de l’enfant que Marie porte en elle. Jésus tient son statut social de Joseph, comme il permet par son mariage avec Marie de lui donner sa reconnaissance sociale : elle est l’épouse de Joseph.
L’évangile que nous venons d’entendre met bien ces réalités en valeur. Qu’apprenons-nous ? D’abord la piété de Joseph et de Marie : juifs pieux, ils observent la loi et font le pèlerinage annuel à Jérusalem avec Jésus. Jésus accomplit sans doute sa bar-mitsvah c’est-à-dire son passage religieux de l’enfance vers l’âge adulte. Ensuite nous partageons l’inquiétude de Joseph et de Marie : trois jours avant de retrouver Jésus « nous avons souffert en te cherchant » dit Marie. La réponse de Jésus les déroute. Ils ne comprennent pas : « ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon père ». Ils ont oublié l’origine divine de Jésus pour être entièrement consacrés à son humanité. Et c’est là précisément que nous retrouvons le lien avec les lectures précédentes. « Chez mon Père » souligne l’origine et l’être même de Jésus. Au Temple on vient dans la maison de Dieu, il est donc normal que le Fils s’y trouve. D’ailleurs, plus tard, Jésus viendra souvent enseigner dans le Temple. Sa présence à ce moment-là anticipe sa mission. Joseph, comme Marie, ne comprend pas mais, dans la confiance, il accepte. Il est le modèle d’un vrai croyant. Il retrouve Jésus et Jésus retrouve son statut d’enfant de Joseph et de Marie : « il leur était soumis ». Joseph accomplit peu à peu sa mission : il apprend ce que Dieu attend de lui dans l’éducation de son fils. En vivant dans l’intimité de Jésus il se forge une âme de contemplatif et de père. L’épisode de Jérusalem lui a rappelé que ce fils est le Fils de Dieu. Mais Joseph n’en tire aucune gloire : il reste dans l’humilité.
La leçon de saint Joseph pour chacun d’entre nous est dans cette humilité, dans l’effacement pour une vie enfouie en Dieu. Nous n’avons pas à rechercher la notoriété, la reconnaissance, à accroître le nombre de nos followers et l’étendue de nos réseaux. Joseph est l’homme du quotidien, de la sanctification du quotidien vécu sous le regard de Dieu dans la fidélité. C’est pourquoi il est présenté dans les évangiles comme silencieux, profondément habité par la présence de Dieu. Il nous apprend la valeur du silence dans nos vies, dans nos prières, dans nos liturgies. Il est un maître de l’intériorité et beaucoup de saints se sont attachés à lui pour cette raison, comme Ste Thérèse d’Avila. A notre époque il nous invite à retrouver ce chemin vers Dieu. Vous êtes venus ici, chers pèlerins, pour le prier, lui demander une grâce, l’associer à une action de grâce avec la Vierge Marie son épouse. Apprenons de lui la contemplation de l’amour de Dieu. Joseph a touché, a contemplé le Verbe de Vie, il en a été tout proche, il a reçu une épouse immaculée, Dieu l’a comblé de ses bienfaits. Or il n’était rien qu’un homme ordinaire vivant dans la foi, prêt à s’engager pour le Seigneur. Le Seigneur l’a choisi a réalisé en lui ce qui pouvait paraître impossible. Joseph a cru et l’impossible est devenu possible. C’est ainsi qu’il s’inscrit dans la lignée d’Abraham et de David et que, vivant sous l’ombre de notre Père du Ciel, il nous apprend à grandir en enfants de Dieu. Loué soit Saint Joseph !





































